Catégorie "MISHIMA Yukio"
30 novembre 2012 - MISHIMA Yukio    2 Commentaires

Le pavillon d’or – Yukio MISHIMA

  • Auteur : Yukio MISHIMA
  • Titre : Le pavillon d’or
  • Genre : Contemporain
  • Edition : folio
  • Parution : VO : 1956 ; VF : 1961
  • Nombre de pages : 376

Quatrième de couverture

Sans rien changer à sa pose parfaitement protocolaire, la femme, tout à coup, ouvrit le col de son kimono. Mon oreille percevait presque le crissement de la soie frottée par l’envers raide de la ceinture. Deux seins de neige apparurent. Je retins mon souffle. Elle prit dans ses mains l’une des blanches et opulentes mamelles et je crus voir qu’elle se mettait à la pétrir. L’officier, toujours agenouillé devant sa compagne, tendit la tasse d’un noir profond.

Sans prétendre l’avoir, à la lettre, vu, j’eus du moins la sensation nette, comme si cela se fût déroulé sous mes yeux, du lait blanc et tiède giclant dans le thé dont l’écume verdâtre emplissait la tasse sombre – s’y apaisant bientôt en ne laissant plus traîner à la surface que de petites tâches –, de la face tranquille du breuvage troublé par la mousse laiteuse.

Mon avis

Ce livre ne correspond pas vraiment à mon type de lecture habituel. En fait, il m’a été conseillé par mon professeur de bégaiement (je suis étudiante en orthophonie) car le héros du livre est bègue et son vécu du bégaiement est très bien relaté et très réaliste.

Autant vous prévenir tout de suite, je n’ai même pas réussi à terminer le livre tellement il n’avait aucun intérêt à mon goût.

Commençons par parler du bégaiement car c’est surtout ce que j’attendais du roman. Et bien, ça a été la douche froide ! Certes il en parle beaucoup au début et c’est très intéressant, mais rapidement, on passe à d’autres choses et le bégaiement passe complètement à l’attrape.

Parlons un peu de l’histoire à présent. Comme je n’ai lu qu’à peine le quart du roman, je ne peux pas en dire grand-chose. Mais à aucun moment je ne me suis sentie transportée et à aucun moment je n’ai eu l’envie de savoir ce qui se passerait par la suite.

Le personnage principal ne m’a pas non plus attirée. Je n’ai pas réussi à m’attacher à lui. J’avais même beaucoup de mal à comprendre sa manière de penser et d’agir. Je me suis arrêtée peu après le passage où il piétine le ventre d’une prostituée et de ce fait, c’est l’une des seules impressions que je garde de lui. Et elle est plutôt mauvaise ! Mais sérieusement, qu’est-ce que c’est que ce héros ! Si vous réussissez à m’expliquer l’intérêt de ce passage, je m’incline !

C’est assez rare que je ne termine pas un roman, même très rare. Mais en ce moment, j’ai très peu de temps pour lire et me traîner ce livre comme un boulet pendant un mois entier ne me tentait pas tellement… alors qu’il y a tellement d’autres livres bien mieux qui me tendent les bras !

 

En conclusion, Le pavillon d’or n’a absolument pas su capter mon intérêt. Il est très rare que j’abandonne la lecture d’un livre mais c’est le cas pour celui-ci. J’attendais deux choses de ce roman. Une description intéressante du bégaiement qui s’est révélé quasiment inexistante. Et une intrigue un tantinet prenante, ce qui n’était absolument pas le cas. Le personnage principal n’a pas non plus réussi à me plaire. Bref, ce roman ne correspond pas à mon type de lecture mais il a sûrement des qualités que d’autres que moi sauront appréciées.

 

Petite parenthèse culturelle, le Pavillon d’or existe vraiment : c’est un temple japonais. Je le trouve magnifique et je n’ai pas pu résister à l’envie de vous mettre une petite photo !

(photo trouvée sur ce site)