Catégorie "The Harvard Lampoon"

Imitation – The Harvard Lampoon

  • Titre : Imitation, une parodie
  • Auteur : The Harvard Lampoon
  • Traducteur : Paola Appelius
  • Illustration : LAPAO
  • Public : Adolescents
  • Edition : Castelmore
  • Parution : 3 décembre 2010
  • Nombre de pages : 160

 

Imitation

 

Quatrième de couverture

Les vampires vous fascinent ? N’hésitez plus, laissez-vous tenter !

Quand Belle arrive dans son nouveau lycée, elle tombe sous le charme ravageur d’Ebouard, un geek hypersexy. En plus, c’est sûr, c’est un vampire: il ne mange pas ses frites à la cantine et la neige… fond sur lui.

Mais comment, oh oui, comment faire pour le convaincre de la mordre et de faire d’elle son amour éternel ?

Mon avis

Ce roman est une parodie du premier tome de la série Twilight. C’est ainsi que Belle, exilée de Phoenix pour Trifouillisville où vit son père, rencontre Ebouard Cullet (j’adore le nom !), un geek vampire !

Mon avis a beaucoup évolué tout au long de ma lecture. Sur les trente premières pages, j’ai été charmée. Les auteurs connaissent bien leur sujet et reprennent des détails précis des livres et films originaux pour les tourner en ridicule. C’est ainsi que le petit cactus qu’elle emmène avec elle quand elle part de Phoenix devient « une moisissure en pot » ! Il y a également des allusions aux tomes suivants (même si celui-ci ne reprend que le premier tome de la série) : « Imagine un peu ce qui se passerait si ce garçon était obligé de te quitter ! Je vois d’ici de pleines pages blanches avec seulement le nom des mois qui défilent ». Bref, au début, j’ai adoré rechercher tous ces petits clins d’œil !

Mais rapidement, je me suis lassée car c’était toujours la même chose. Et puis les exagérations étaient toujours plus grosses. La maladresse de Belle est d’ailleurs l’un des sujets favoris des auteurs : « En le sortant du placard, je lançai malencontreusement le premier bol dans les pales du ventilateur au plafond ». Si tout cela me faisait sourire au début, comme ce sont toujours les mêmes choses qui reviennent, j’ai commencé à en avoir un peu marre. À ce moment-là, savoir qu’il n’y avait que 160 pages en tout m’a rassurée !

J’ai eu du mal à comprendre certaines allusions. Par exemple : « J’étais certaine d’une chose : je n’empêcherais pas cette sangsue de faire son boulot. Je n’allais pas décourager les bonnes volontés, ce serait ma contribution à la relance de l’économie. J’ouvris donc la fenêtre en grand et retournai me coucher ». En quoi se faire mordre par un vampire va pouvoir relancer l’économie ? Je n’ai pas compris. Qu’on m’explique si quelqu’un sait !

Le milieu de ce roman m’a lassée également parce qu’on collait trop à l’histoire d’origine. Ce sont les même personnages (les noms changent seulement), les mêmes événements… et même si tous sont tournés en ridicule, ça manquait de suspens, d’inconnu, de surprise !

Heureusement, la fin du roman m’a comblée car on s’éloigne enfin de l’histoire d’origine. Je ne vous en dirai pas plus, mais j’ai apprécié ne pas savoir d’avance comment allait se terminer le roman et j’ai apprécié les quelques révélations découvertes à la fin.

En conclusion, j’ai globalement apprécié cette parodie. Je déplore simplement qu’il nous faille tourner autant de pages avant d’arriver à une histoire originale qui sache nous surprendre. Deux autres parodies des mêmes auteurs sont parues en France (The Lord of the Ringard et Hamburger Games), j’aimerais bien les découvrir !

Ma note : 6,5/10.

 

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