Catégorie "Rendez-vous"

L’extrait qui fait envie [3]

Inspiré du Teaser Tuesdays de MizB, Lady K. de L’antre des Livres nous propose un rendez-vous hebdomadaire : L’extrait qui fait envie. Le principe est de poster environ toutes les semaines un court extrait tiré de votre lecture actuelle ou d’un livre déjà lu que vous souhaitez faire découvrir…

En ce moment, je suis en train de lire Les Dames du Lac de Marion Zimmer BRADLEY et c’est de ce livre que j’ai voulu vous présenter quelques lignes. Dans cet extrait, Viviane, prêtresse d’Avalon, veut confier l’épée Excalibur au futur roi Arthur, mais seulement en l’échange d’un serment.

« Quel serment attendez-vous de moi exactement ? reprit Arthur d’une voix blanche.
– Jurez d’accorder une confiance égale à tous les hommes, qu’ils suivent ou non le Dieu des Chrétiens, et de révérer à jamais les divinités d’Avalon. Les Chrétiens ont beau affirmer le contraire, Arthur Pendragon, tous les Dieux ne sont qu’un, toutes les Déesses, une irrémédiablement. Jurez d’être fidèle à cette vérité fondamentale ; jurez de ne jamais choisir un Dieu au détriment des autres. »

Marion Zimmer BRADLEY – Les Dames du Lac
(pages 200-201)

Pourquoi cet extrait et pas un autre ? Parce que j’ai beaucoup apprécié tout au long du roman l’ouverture d’esprit qu’aura Arthur envers tous les hommes de son peuple, quelles que soient leurs croyances. Si tous les rois et gouverneurs du monde actuel et de l’histoire avaient prêté un tel serment avec la Dame du Lac, il y aurait surement eu peu moins de guerres de religions et tout le monde s’en serait possiblement mieux porté.

L’extrait qui fait envie [2]

 

Inspiré du Teaser Tuesdays de MizB, Lady K. de L’antre des Livres nous propose un rendez-vous hebdomadaire : L’extrait qui fait envie. Le principe est de poster environ toutes les semaines un court extrait tiré de votre lecture actuelle ou d’un livre déjà lu que vous souhaitez faire découvrir…

Aujourd’hui, j’ai choisi un extrait de Neverwhere de Neil GAIMAN. Pourquoi cet extrait ? Parce que j’ai beaucoup aimé les personnages de MM. Croup et Vandemar, deux assassins par toujours très dégourdis, mais toujours très polis ! Leur langage est très drôle car pas vraiment à sa place quand on le compare aux atrocités qu’ils commettent. Pour situer cet extrait, M. Croup répond au téléphone, son interlocuteur étant leur mystérieux employeur…

« « Croup et Vandemar, annonça-t-il d’une voix suave. Maison de Tradition. Obstacles oblitérés, nuisances éradiquées, amputation de membre gênants et dentisteries à l’ancienne. »
A l’autre bout du fil, son interlocuteur prononça quelques mots. M. Croup frémit. […]
« Oh. Oui, Monsieur. Oui, bien sûr. Et permettez-moi de vous dire combien ce colloque téléphonique ensoleille et égaie une journée jusqu’ici sinistre et terne pour nous ». Nouvelle pause. « Mais, bien entendu : j’arrête de vous flagornez de façon obséquieuse. Avec plaisir. »

Neil GAIMAN – Neverwhere

L’extrait qui fait envie [1]

Inspiré du Teaser Tuesdays de MizB, Lady K. de L’antre des Livres nous propose un rendez-vous hebdomadaire : L’extrait qui fait envie. Le principe est de poster environ toutes les semaines un court extrait tiré de votre lecture actuelle ou d’un livre déjà lu que vous souhaitez faire découvrir…

Pour ce premier post de L’Extrait qui fait envie, j’ai choisi un passage de John CONNOLLY dans Le Livre des Choses Perdues. Pour situer brièvement le contexte, David rencontre Blanche-Neige et les sept nains, mais ils ne sont pas tout à fait comme dans le conte de Walt Disney… Pourquoi cet extrait ? Parce qu’il est vraiment très drôle et parce que c’est l’une des seule rencontre positive que fait David dans ce monde noir.

« – Nous l’avons étendue sur une dalle, entourée de fleurs et de petits lapins blancs en larmes, les flonflons habituels, quoi. Tout à coup, voilà qu’arrive ce satané prince qui se met à l’embrasser. […] Je me demande à quoi il jouait, à vadrouiller dans la forêt et à embrasser au hasard les femmes endormies…
– Un pervers, oui, éructa le Camarade n° 3. Du gibier de potence !
– Bref il débarque sur son canasson blanc comme un gros couvre-théière parfumé, va se mêler d’affaires qui ne le regardent pas et, une fraction de secondes plus tard, Blanche-Neige se réveille. Et alors là… ooouh, elle était de sale humeur ! »

John CONNOLLY – Le Livre des Choses Perdues – page 138

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