24 septembre 2014 - Artistes Fous Associés    Aucun commentaire

Folie(s) – Les Artistes Fous Associés

  • Auteur : Les Artistes Fous Associés
  • Titre : Folie(s), 18 textes échappés de l’asile
  • Public : Adulte (pour un public averti)
  • Edition : Les éditions des Artistes Fous
  • Parution : 2014
  • Nombre de pages : 368

Folie(s)

Quatrième de couverture

Les Fous ont la parole !

Folie joyeuse, tragique, douce ou furieuse, folie visionnaire, délirante, compulsive, criminelle ou simplement géniale… Mais aussi : folie qui ouvre sur un autre monde, qui efface les limites de la réalité. Entre engloutissement et hypothétique guérison. Dans cette troisième anthologie des Artistes Fous Associés, 18 écrivains de tous horizons vous initieront aux arcanes de nos déraisons les plus secrètes. Pour ne plus jamais dire : “Je suis sain d’esprit”

Mon avis

Je ne connaissais absolument pas les Artistes Fous Associés avant que le vice-président de l’association ne me propose de découvrir l’anthologie de nouvelles appelée Folie(s). Je n’ai pas l’habitude de lire sur ce thème, mais j’ai accepté avec curiosité cette lecture.

Folie(s) contient 18 nouvelles de 18 auteurs différents. Toutes ces nouvelles sont très différentes les unes des autres et nous montrent des visions bien différentes de la folie. Des illustrations accompagnent chacune des nouvelles. Comme pour tous les recueils de nouvelles, certains textes m’ont beaucoup plu, d’autres m’ont ennuyée. Dans la suite de ma chronique, j’ai tenté de donner brièvement mon avis sur chacun des 18 textes.

Nuit blanche de Sylvie Chaussée : C’est de loin la nouvelle que j’ai préférée. Elle est très bien écrite, elle m’a fait frissonner et le final était vraiment époustouflant ! Dommage que toutes les nouvelles n’aient pas ce niveau !

La couleur de la folie de Eric « Udéka » Noël : L’histoire était sympathique mais sans réel intérêt à mon goût et sans charme particulier. Bref, c’est sûrement un texte que je risque d’oublier rapidement.

Cauchemars de Maniak : Ce texte m’a beaucoup plu en raison de sa chute des plus surprenantes. L’auteur a vraiment du talent pour avoir réussi à maintenir son illusion jusqu’au bout et sans qu’on se doute de quelque chose.

Coccinelles d’Emilie Querbalec : Cette nouvelle m’a laissée très sceptique. Je n’ai pas réussi à lui trouver de réel intérêt et je n’ai pas vu de rapport avec la folie. Il y a sûrement quelque chose qui m’a échappé.

Le même sang coule dans mes veines de NokomisM : C’est une histoire vraiment triste et sombre, mais qui m’a beaucoup plu. La fin est très émouvante même si elle est vraiment glauque. Bref, c’est un très bon texte !

Marie-Calice, Missionnaire de l’Extrême de Nelly Chadour : Bien que j’aie eu du mal à trouver un réel intérêt à l’histoire, j’ai beaucoup apprécié le style de l’auteure qui est excellent ! Cette nouvelle est très très bien écrite et extrêmement agréable à lire.

La nuit où le sommeil s’en est allé de Cyril Amourette : L’idée de base de la nouvelle, décrire l’avenir des hommes s’ils n’étaient plus capables de dormir, était très originale et intéressante. La description de la déchéance progressive des hommes et leur entrée dans la folie est parfaitement réalisée. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle.

Entre-deux de Louise Revoyre : Je n’ai strictement rien compris à cette nouvelle et pourtant je l’ai lue deux fois. Je pense que le sens et les sous-entendus m’ont complètement échappé. Du coup, je n’ai pas apprécié ce texte.

La convenance de la bête de Leith : J’ai beaucoup aimé cette nouvelle car elle est drôle (être coincé dans le toilettes le jour de la fin du monde, ce n’est vraiment pas de chance !) et car elle est très bien écrite. J’ai beaucoup apprécié la fin.

C15 de Herr Mad Doktor : L’idée de départ (les New Yorkais se lâchent complètement pendant 15 minutes une fois par mois) aurait pu être intéressante mais le texte traîne en en longueur et n’a pas réellement trouvé d’intérêt à mes yeux. Dommage…

Jour gras de Southeast Jones : Une nouvelle qui manque de suspens : on devine rapidement quelle va être la chute. Et puis le thème m’a particulièrement horrifiée. Bref ce n’est pas la nouvelle que j’ai préférée.

Le maître des belougas de Julie Conseil : J’ai aimé cette nouvelle car elle parvient à mélanger l’innocence, le rêve et la folie. Un homme rêve d’avoir une baleine, un autre rêve de retourner dans le monde parallèle où il est le roi. C’est une manière très différente mais très douce de voir la folie et ça m’a bien plu.

La maman de Martin de Morgane Caussarieu : Une nouvelle que j’ai trouvée très dérangeante. D’un côté, j’ai trouvé très juste et très bien décrit les relations entre une mère qui ne sait comment aimer et élever son enfant et un enfant qui ne peut se résoudre à cesser d’aimer sa mère malgré la manière dont elle le traite. Et d’un autre côté, le meurtre et le sexe qui viennent s’ajouter à cette relation très spéciale m’ont fait frissonnée. Bref, c’est très glauque et très dérangeant. Je ne suis pas super fan.

Europe de Pénélope Labruyère : J’ai beaucoup aimé cette nouvelle qui mêle science-fiction et folie. Quelques scientifiques sont en mission sur Europe, l’une des lunes de Jupiter. Ils voient des choses étranges et ont des comportements étranges mais sans que nous puissions savoir si c’est réel ou non. En effet, les différents protagonistes étant les narrateurs, nous ne savons si ce que nous lisons est la réalité ou le fruit de leurs hallucinations. Bref, un récit très inquiétant mais très bien écrit et qui m’a pleinement conquise !

Sanguines d’Adam Roy : Une nouvelle intéressante à propos d’un futur où les mâles auraient presque disparu, ne laissant que les femmes. La description de leurs espoirs et de leur désespoir est très intéressante et colle parfaitement au thème. J’ai apprécié.

Transfert de Julien Heylbroeck : Il s’agit d’un dialogue entre un médecin et un patient en service de psychiatrie. Si le statut de ces deux personnages nous paraît parfaitement clair au départ, on se rend bien vite compte que ça n’est pas aussi simple ! Une nouvelle très courte mais qui produit son petit effet, avec une chute très appréciable !

Les soupirs du voyeur de Corvis : L’idée de départ était plutôt intéressante et la chute était très bien trouvée bien qu’on s’en soit douté avant de l’atteindre. Le style est soigné et très agréable à lire. Malheureusement, cette nouvelle est très longue : presque 90 pages de description de débauches en tous genres, parfois malsaines et choquantes ! J’avoue avoir lu en diagonale certains passages. Bref, je n’ai malheureusement pas accroché.

Le décalage de Ludovic Klein : Le récit d’un homme qui, après 3 ans dans un hôpital psychiatrique, tente de retrouver sa vie d’avant. Malgré le style très soigné de ce texte, je n’ai pas réellement accroché. La première partie m’a plu, mais dans la seconde, j’ai eu l’impression que l’auteur s’égarait. Bref, un avis assez mitigé.

En résumé, certaines nouvelles m’ont beaucoup plu, d’autres beaucoup moins, mais le bilan reste assez positif et c’est avec plaisir que je découvrirai les autres recueils de nouvelles des Artistes Fous Associés. Je tenais donc à remercier Southeast Jones qui m’a permis de découvrir ce recueil de textes.

Ma note : 7/10.

 

Les 170 idéesIdée 115 : quelque chose de moche (le personnage sur la couverture)

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