23 février 2014 - SMITH L. J.    4 Commentaires

Un jeu interdit – L. J. SMITH

  • Auteur : L. J. SMITH
  • Titre : Un jeu interdit
  • Traducteur : Isabelle SAINT-MARTIN
  • Genre : Jeunesse
  • Edition : Michel Lafon
  • Parution : VO : 1994 ; VF : 2011
  • Nombre de pages : 633

Un jeu interdit

Quatrième de couverture

Jenny a toujours mené une vie de rêve : des parents aimants, plein d’amis, et l’opportunité de faire tout ce qu’elle veut. Afin d’organiser la fête d’anniversaire la plus éblouissante de l’année pour son amoureux, elle décide d’offrir à ses invités une aventure dont ils se souviendront.

Dans le nouveau magasin d’un quartier obscur, l’énigmatique vendeur aux yeux bleus la dirige immédiatement vers « le jeu », une expérience unique…

Alors qu’elle construit le plateau avec ses camarades, Jenny en comprend, trop tard, les véritables règles. Ils vont devoir franchir une par une les pièces d’une demeure maléfique, affrontant au cours de ce voyage infernal leurs pires cauchemars. S’ils n’y parviennent pas avant l’aube, ils resteront emprisonnés dans la maison pour toujours.

Mon avis

Je ne connaissais pas encore la plume de L. J. SMITH et j’avais bien envie de la découvrir. Comme je ne voulais pas me lancer dans une série dont les tomes s’enchaînent à n’en plus finir, j’ai préféré essayer Un jeu interdit. Il s’agit en réalité d’une trilogie, mais qui a été rassemblée en un seul roman lors de la publication en français.

Mon avis sur cette trilogie est très très mitigé. J’ai trouvé le premier tome excellent et j’ai beaucoup accroché. Mais les deux suivants ont été longs pour moi et j’ai eu vraiment du mal à avancer dans ma lecture. Il m’a fallu presque un mois pour lire la trilogie. Du coup, j’en garde un souvenir assez négatif, bien que le premier tome m’ait vraiment plu.

Mais avant tout, je vous résume rapidement l’intrigue. Jenny veut préparer une fête d’anniversaire inoubliable pour Tom, son petit ami. C’est ainsi qu’elle se rend dans une boutique qu’elle n’avait jamais vue avant pour y acheter un jeu mystérieux que le beau vendeur aux yeux bleus lui a très vivement recommandé.

Mais une fois que tous ses amis sont installés autour du plateau et commencent à jouer, le cauchemar commence : le jeu devient réalité et ils y risquent leur vie ! Les sept adolescents sont piégés dans le jeu et ne pourront en ressortir vivants que s’ils parviennent tous à surmonter leurs peur la plus secrète avant l’aube.

J’ai adoré le scénario de départ. Ca rappelle inévitablement celui de Jumanji, et j’avais très envie de voir comment l’auteure avait réussi à le traiter. J’ai beaucoup aimé les règles du jeu avec l’introduction des peurs de chacun des personnages. J’ai beaucoup aimé aussi le décor de la maison en papier. Bref, dès le départ, j’ai énormément accroché.

Les peurs imaginées par l’auteure m’ont beaucoup plu. Je ne vous en cite aucune pour laisser la surprise à ceux qui n’ont pas lu le roman, mais j’en parle quand même à demi-mot. Certaines peurs, comme celle de Michael m’ont pas du tout inspirées, mais d’autres comme celles de Summer ou de Zach m’ont plu et je me suis retrouvée dans leurs peurs. Aucune des peurs ne se ressemblent et j’ai beaucoup aimé cette richesse.

Ce premier jeu qui confrontera chaque adolescent avec ses peurs se termine quand le premier tome s’achève. Et malheureusement, les choses se gâtent par la suite.

Déjà, il faut attendre très longtemps avant que l’intrigue commence vraiment dans le deuxième tome. L’action et le suspens retombent donc comme un soufflet et je me suis vraiment ennuyée. Et quand enfin l’intrigue a débuté, on nous présente un autre jeu, pâle copie du premier, où nos adolescents seront piégés. Ce deuxième jeu rappelle trop le premier et est vraiment survolé, du coup, je n’ai absolument pas réussi à entrer dedans. Et c’est pareil, pour le troisième tome : encore un autre jeu qui manque d’originalité. On se lasse donc très vite du scénario.

Peut-être aurait-t-il été judicieux de ne pas rassembler ces trois tomes en un seul livre et ne pas les lire d’une traite. Si quelques mois s’étaient écoulés entre la lecture de chaque tome, peut-être que j’aurais plus accroché.

En tout cas, la couverture est très réussie. Le personnage à la fenêtre est très inquiétant et reflète parfaitement ce que l’auteure cherche à nous faire ressentir durant les jeux où Jenny et ses amis sont prisonniers.

Parlons un peu des personnages maintenant : je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à eux. Jenny est la narratrice mais on a du mal à l’apprécier car elle a une personnalité assez fade et assez lisse. A vrai dire, aucun des personnages n’a une personnalité qui m’a marquée.

En réalité, un seul personnage m’a plu : Julian, le « méchant » de l’histoire. Il est ambigu, mystérieux, contradictoire, lunatique… c’est le genre de personnage que j’adore. Il fait peur à certains moments, mais à d’autres, il nous paraît bien plus fragile, plus sensible et plus humain. C’est peut-être uniquement lui qui m’a permis de tenir jusqu’à la fin des trois tomes sans abandonner en cours de route.

En conclusion, j’ai été déçue par cette trilogie. Si seul le premier tome avait existé, mon avis aurait été complètement différent. Malheureusement, les deux derniers tomes ont vraiment plombé ma lecture et mon appréciation au terme de celle-ci.

Ma note : 6/10.

 

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4 Commentaires

  • Je ne sais pas, j’ai bien envie mais j’hésite!

    • Je ne sais pas quoi te dire ! Le premier tome est tellement bien mais les suivants tellement ennuyeux que je ne sais pas si ça vaut ou non le détour !

  • Du même auteur mais carement mieux, je conseille la série des Night world… et également le solstice d’été

    • J’ai les deux dans ma PAL. Il faudra que je teste car je les avais un peu mis de côté, suite à mes lectures très mitigées du jeu interdit et du journal d’un vampire

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