Le Cycle d’Avalon – Tome 1 : Les Dames du lac – Marion Zimmer BRADLEY

  • Auteur : Marion Zimmer BRADLEY
  • Titre : Les Dames du Lac – Tome 1
  • Série : Le Cycle d’Avalon (4 tomes)
  • Genre : Fantasy
  • Edition : Pygmalion
  • Parution : 1982
  • Nombre de pages : 430

Quatrième de couverture

La légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde n’avait, depuis longtemps, inspiré un roman d’une telle envergure, d’un pareil souffle. Et, pour la première fois, ce drame épique nous est conté par une femme à travers le destin de ses principales héroïnes.

Bien sûr, Merlin l’Enchanteur, Arthur et son invincible épée Excalibur, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ce sont ici les femmes, exceptionnellement attachantes, qui tiennent les premiers rôles : Viviane, la Dame du Lac, grande prêtresse d’Avalon, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d’Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la Fée, sœur et amante du grand roi…

S’appuyant sur plusieurs années de recherches, cette épopée envoûtante est bien autre chose qu’un roman historique de plus. Elle relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables, celui des Druides et des anciennes croyances défendant désespérément un paradis perdu et celui de la nouvelle religion chrétienne supplantant peu à peu rites et mystères enracinés au cœur de la Grande Bretagne avant qu’elle ne devienne l’Angleterre.

Au-delà du rêve et de la réalité, au-delà des passions tumultueuses, où l’amour charnel, loin de toute notion de péché, pouvait s’extérioriser librement, au-delà des intrigues de Cour, des larmes et du sang, voici une nouvelle et fascinante reconstitution de l’un des thèmes romanesques les plus impérissables de toute l’histoire de l’Occident. Eternelle histoire d’amour et de mort, vécue et ressentie intensément par celles sans lesquelles l’exaltante aventure des Chevaliers de la Table Ronde, opposant forces du mal et hommes de bonne volonté, n’aurait jamais existé.

Mon avis

Viviane annonce à sa jeune sœur Ygerne qu’elle est destinée à donner un fils à Uter Pendragon, futur roi de Grande-Bretagne. Pourtant elle est mariée à Gorlois qu’elle aime de tout cœur…

Quelques années plus tard Morgane, fille d’Ygerne et de Gorlois, est emmenée par Viviane à Avalon pour succéder un jour à la Grande Prêtresse. Elle n’avait jamais imaginé ni voulu un tel destin…

Quelques années plus tard, Guenièvre va être mariée au roi Arthur qu’elle n’a jamais rencontré. Comment va-t-elle se résoudre à quitter sa vie paisible loin de tout pour la cour et le statut de reine ?

Pendant ce temps, les Saxons tentent d’envahir inlassablement la Grande-Bretagne. Les différents rois qui se succèdent sur le trône arriveront-ils à mettre enfin à un terme à cette situation ?

J’aime beaucoup les histoires sur la légende du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde donc quand je suis tombée par hasard à la bibliothèque sur cette énième réécriture, je me suis dis pourquoi pas… Mais ce roman se différencie de tous les autres : on ne suit pas les hommes Arthur, Merlin, Uter, etc., mais les femmes : Viviane, Morgane, Ygerne et Guenièvre notamment. Une autre manière de revoir cette histoire qui m’a beaucoup plu.

Pourtant, dans les premières lignes du livre, j’ai été perdu ! En effet, les personnages n’ont pas les mêmes liens de parenté que dans les autres réécritures que j’ai lues. Ainsi, Morgane n’est pas la fille de Viviane, mais la fille d’Ygerne dans ce livre (d’ailleurs, moi je connaissais Ygraine, mais pas Ygerne). De même, Morgause n’est pas la fille de Gorlois et Ygerne, mais la petite sœur d’Ygerne… Vous aurez compris, des petits changements qui m’ont beaucoup surprise au début et qui m’ont complètement perdue pendant les quelques premiers chapitres. Je me suis quelque peu renseignée et selon les récits venant du Moyen Âge, en effet, les personnages n’ont pas les mêmes liens entre eux.

Au cours du roman, nous suivons plusieurs personnages (féminins), certains que j’ai beaucoup aimés, d’autres beaucoup moins.

J’ai aimé Morgane, que j’ai trouvée très humaine. Elle fait des erreurs, se laissent parfois tenter par le mal et essaie toujours de revenir vers ce qu’elle pense être le bien. Son histoire est triste, sa mère ne s’est jamais beaucoup occupée d’elle, sa tante l’a fait, mais toujours avec froideur, l’homme qu’elle a aimé s’est toujours refusé à elle… bref, une héroïne avec ses qualités et ses défauts qu’on ne peut qu’aimer.

Par contre, j’ai détesté Guenièvre. Quelle gourde ! Elle m’est apparue comme un personnage mou, qui a peur de tout, qui fait des montagnes de quelques détails et qui a des idées bornées. Et Arthur, qui est faible quand il s’agit de sa femme, lui passe tous ses caprices absurdes. J’ai bien aimé le fait que certains rois demandaient leur avis à leur femme, mais pour une fois, Arthur aurait dû demander à Guenièvre de la fermer ! Sinon, à part donner de mauvais conseils à son mari, elle ne fait qu’essayer de ne pas penser à Lancelot, l’homme qu’elle aime en secret. On se demande quand est-ce qu’elle osera enfin l’approcher. En gros, elle est insupportable (vous pensez que je m’acharne contre elle, lisez et vous me comprendrez !).

Donc dans ce livre, du bon et du mauvais au niveau des personnages, mais que du bon au niveau de cette nouvelle manière de raconter la légende du Roi Arthur.

Ma note : 7/10

2 Commentaires

  • Voilà un de mes romans cultes.
    J’ai été ravie de voir ce titre dans la liste de tes chroniques.
    Je n’ai pas écrit de chronique sur ce livre chèr à mon coeur, car je l’ai lu il ya 20 ans!!! et oui, je vieillis, mais j’en garde un excellent souvenir!

    Je suis entièrement d’accord avec toi pour dire que cette vision de la légende du roi Arthur est originale voire destabilisante. Effectivement on n’a pas l’habitude de s’attacher à Morgane et de vouloir frapper Gueunièvre.
    moi j’ai beaucoup aimé l’ambiguité dans l’histoire plus politique, la progression de la chretienté. Comment petit à petit (grace à cette cruche de Gueunièvre) la religion chrétienne s’impose sur les vieilles croyances, sur le paganismes de ces peuples médièvaux. Ca parait plausible et historique.

    Je pense que c’est une des meilleures versions sur cette histoire, et sûrement, car comme tu le dis, on a enfin, un point de vue féminin!
    j’étais déjà assez fan de cette légende et de fantasy, je l’ai été encore plus grace à ces deux romans.

    • C’est vrai que j’ai un peu laissé de côté la progression du christianisme face aux religions païennes dans ma chronique, mais ce sujet occupe une place importante dans le livre. J’ai beaucoup aimé le dilemme auquel Arthur était confronté : respecter son pacte avec Viviane ou faire plaisir à son égocentrique de femme.

      Si après 20 ans tu arrives à te souvenir d’un livre je te félicite ! Moi, après quelques mois, je n’ai plus qu’un vague souvenir des livres que je lis. C’est pour cela que je relis souvent un peu les mêmes parce que je me souviens avoir aimé, mais je ne suis plus trop capable de résumer l’histoire… C’est d’ailleurs la raison de l’existence de ce blog : puisque mes impressions sur les livres ne restent pas longtemps dans ma cervelle, j’espère qu’elles le resteront un peu plus sur le blog !

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