18 mars 2012 - MEYER Stephenie    4 Commentaires

La Saga du Désir Interdit – Tome 4 : Révélation – Stephenie MEYER

  • Auteur : Stephenie MEYER
  • Titre : Révélation – Tome 4
  • Série : Saga du désir interdit (4 tomes)
  • Genre : Jeunesse
  • Edition : Black Moon
  • Parution : 2008
  • Nombre de pages : 760

Quatrième de couverture

« N’aie pas peur, murmurai-je. Nous sommes faits l’un pour l’autre. »
L’instant était si parfait, si juste, qu’il était impossible d’en douter.
Ses bras se refermèrent autour de moi, me pressant contre lui…
« À jamais », renchérit-il.

Bella a fait son choix, et plus rien ne semble pouvoir l’empêcher de vivre ses rêves. Mais si ce choix s’avérait bien plus dangereux qu’il n’y paraît ? Et si Bella risquait d’y perdre la vie ?

Mon avis

Edward avait promis de transformer Bella en vampire si celle-ci acceptait de se marier auparavant. Bella et Edward se marient donc à Forks, auprès de tous leurs amis. Puis ils partent en lune de miel sur une île de l’Atlantique.

Mais leur séjour ne se passe pas tout-à-fait comme prévu. En effet, Bella se retrouve enceinte, pourtant tout le monde sait que les vampires sont stériles ! Face à ce constat, de nombreuses questions se posent : faut-il garder ce bébé ou faut-il l’éliminer avant qu’il ne tue Bella car le bébé vampire est beaucoup trop fort pour sa faible mère encore humaine ? Les loups-garous, eux, on un avis très arrêté : il faut éliminer cette menace qui sera incontrôlable lorsqu’elle naîtra.

Un petit mot sur le titre de la série : « la saga du désir interdit ». Vous ne saviez probablement pas que la série s’appelait comme cela, moi non plus avant de tomber par hasard sur cette information sur le net !

J’avais déjà lu les quatre tomes il y a quelques années, peu après avoir vu l’adaptation du premier tome au cinéma. J’aime beaucoup relire les livres avant ou après avoir vu le film pour remarquer les différences, ce qui est bien adapté, les éléments que je n’avais pas imaginés de cette manière… bref, la première partie de Breaking dawn étant sortie il y a peu, je me devais de relire ce tome.

Ce tome présente une nouveauté par rapport aux trois précédents. En effet, seule Bella était narratrice jusqu’ici. Or ce tome est divisé en trois parties, dont la deuxième, intitulée Jacob, est narrée du point de vue de ce dernier. J’ai beaucoup aimé ce changement de narrateur car il nous permet de mieux comprendre les pensées et dilemmes auxquels Jacob est confronté. Ce changement se voyait aussi dans la mise en page puisque les titres de chapitre étaient différents et plus longs que les précédents pour refléter les pensées de Jacob. Toutefois, je n’ai pas compris pourquoi Jacob et non Edward ? Après tout, c’est lui le second personnage le plus important et il aurait été tout intéressants de connaître à lui aussi les pensées. Mais bon, Jacob, c’est très bien aussi (vive la team Jacob au passage !).

Concernant l’intrigue, elle est plutôt bonne. Les personnages se retrouvent à plusieurs reprises dans des situations assez compliquées et on se demande comment ils vont s’en sortir. Mais pour autant, les dénouements sont assez bien travaillés et on n’a pas l’impression que l’auteure a donné un coup de baguette magique pour que « tout est bien qui finit bien ». Je pense par exemple au triangle amoureux impossible entre Bella, Edward et Jacob. Ce dernier finit par trouver la solution à son avenir qui aurait pu paraître sombre sans Bella.

Un détail m’a toutefois perturbée. Quand Bella devient enfin vampire, elle n’a que quelques jours mais elle se maîtrise pleinement et ne ressent pas le besoin de tuer des humains, alors que durant les trois tomes précédents, Edward a passé son temps à éviter de la tuer ! Carliste émet l’idée que la maîtrise de soi de Bella serait liée à sa préparation pour devenir vampire. Moi j’ai trouvé que c’était un peu fort de café. Sa transformation devient presque irréelle car ce n’est pas du tout ce à quoi on s’attendait. Mais c’est le seul point négatif de ce tome pour moi !

Ma note : 8/10

J’ai mis la note de 8/10, cependant, je pense que si on m’avait demandé de noter le livre juste après ma première lecture, j’aurais mis plus. La raison : bien que le récit soit passionnant, on arrive à s’en lasser car on n’en parle partout (notamment avec les films) et l’histoire devient banale, trop connue. Je n’ai pas autant ressenti à cette seconde lecture l’engouement que j’avais ressenti à la première.

L’extrait qui fait envie [1]

Inspiré du Teaser Tuesdays de MizB, Lady K. de L’antre des Livres nous propose un rendez-vous hebdomadaire : L’extrait qui fait envie. Le principe est de poster environ toutes les semaines un court extrait tiré de votre lecture actuelle ou d’un livre déjà lu que vous souhaitez faire découvrir…

Pour ce premier post de L’Extrait qui fait envie, j’ai choisi un passage de John CONNOLLY dans Le Livre des Choses Perdues. Pour situer brièvement le contexte, David rencontre Blanche-Neige et les sept nains, mais ils ne sont pas tout à fait comme dans le conte de Walt Disney… Pourquoi cet extrait ? Parce qu’il est vraiment très drôle et parce que c’est l’une des seule rencontre positive que fait David dans ce monde noir.

« – Nous l’avons étendue sur une dalle, entourée de fleurs et de petits lapins blancs en larmes, les flonflons habituels, quoi. Tout à coup, voilà qu’arrive ce satané prince qui se met à l’embrasser. […] Je me demande à quoi il jouait, à vadrouiller dans la forêt et à embrasser au hasard les femmes endormies…
– Un pervers, oui, éructa le Camarade n° 3. Du gibier de potence !
– Bref il débarque sur son canasson blanc comme un gros couvre-théière parfumé, va se mêler d’affaires qui ne le regardent pas et, une fraction de secondes plus tard, Blanche-Neige se réveille. Et alors là… ooouh, elle était de sale humeur ! »

John CONNOLLY – Le Livre des Choses Perdues – page 138

Miss Charity – Marie-Aude MURAIL

  • Auteur : Marie-Aude MURAIL
  • Titre : Miss Charity
  • Genre : Jeunesse
  • Edition : l’école des loisirs
  • Parution : 2008
  • Nombre de pages : 563

Quatrième de couverture

Charity est une fille.

Une petite fille.

Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles, d’échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde.

Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l’église, à la rigueur. Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites sœurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison, en compagnie de Tabitha, sa bonne. Pour ne pas devenir folle d’ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l’espoir qu’un jour quelque chose va lui arriver…

Mon avis

Charity mène une vie ennuyante à mourir entre sa mère qui la contraint à se conduire comme une petite fille de bonne famille devrait se conduite, son père qui, pourrait-on croire, est muet puisqu’il ne lui adresse quasiment jamais la parole et une bonne un peu rabat-joie qui se plaît à lui raconter le soir des histoires qui finissent toujours mal. Tout ce qu’elle veut c’est du changement !

Un jour, elle va attraper une souris, elle va lui trouver une boîte et l’élever. Petit à petit sa ménagerie va grandir avec un lapin, un hérisson, des crapauds, des poussins, des canards…, malgré la désapprobation de sa mère. Elle va également s’intéresser aux sciences et à l’aquarelle. Mais arrivera-t-elle à échapper à ce cocon familial étouffant et à mener jusqu’à terme ses passions et ses ambitions ?

D’abord pourquoi cette lecture ? Parce que j’ai beaucoup entendu parler de Marie-Aude MURAIL, et je me suis rendue compte – honte à moi ! – que je n’avais jamais lu de livre de cette auteure. Désormais, c’est une erreur réparée !

A présent, ce que j’en ai pensé. L’histoire est celle d’une jeune fille qu’on suit de l’âge d’une dizaine d’années jusqu’à ses 25 ans. J’ai beaucoup aimé l’évolution de ses activités et centres d’intérêt, l’évolution de ses idées et ambitions, l’évolution de ses convictions concernant le statut de la femme.

Car oui, Miss Charity n’est pas une jeune femme comme les autres. C’est une jeune femme très en avance sur son temps. Elle a beaucoup de curiosité pour les sciences qu’elle va étudiées surtout dans son enfance – en observant des moisissures au microscope, pas très ragoûtant ! – alors que classiquement, cette discipline est réservée aux hommes. Elle va ensuite vouloir devenir femme de lettres – au grand dam de sa mère, qui pense qu’une femme ne doit pas gagner de l’argent et qui de toute manière s’oppose à tout ce que fait Charity ! Elle va également s’indigner contre le mariage arrangé de jeunes filles avec des hommes plus vieux qu’elles seulement dans un but financier et d’élévation dans la société. Elle-même ne sait pas si elle veut se marier, elle ne veut pas d’un mariage arrangé, mais le fait de devenir vieille fille en tricotant des chaussons jusqu’à la fin de ses jours l’effraie une peu. En gros, tout la révolte. Et cela lui donne une personnalité intéressante car elle est très timide, mais on sent au fond d’elle que si elle ne l’était pas, les choses se passeraient autrement.

Les autres personnages ont également une personnalité très travaillée et très intéressante. J’ai beaucoup aimé Tabitha, la bonne de Charity. Elle est censée l’empêcher de faire trop de bêtises, mais elle aide plutôt Charity à les cacher à sa mère. Rapidement, la bonne va devenir étrange, effrayante : elle n’a plus toute sa tête et se prend pour une autre bonne incendiaire, Miss Finch, qu’elle a connue dans sa jeunesse. Charity sera conscience de la folie de sa bonne, mais elle n’en parlera pas pour l’aider du mieux qu’elle peut. Car oui, Charity a le cœur sur la main, elle veut toujours aidé tout le monde.

Elle va beaucoup aider Kenneth Ashley également. C’est un jeune homme qui habitait à proximité de sa maison de vacances lorsqu’elle était enfant. Kenneth va devenir comédien – ce qui est à cette époque le dernier des outrages qu’on peut faire à une famille de la bonne société. Il va bientôt mener une vie de débauche. Malgré le fossé entre le jeune homme et Charity, ils vont toujours s’entraider.

En conclusion, c’est une histoire de vie très enrichissante et très agréable à suivre. Pour moi, c’est une bonne lecture.

Ma note : 8/10

6 mars 2012 - GAIMAN Neil    Aucun commentaire

Neverwhere – Neil GAIMAN

  • Auteur : Neil GAIMAN
  • Titre : Neverwhere
  • Genre : Fantastique
  • Edition : Au diable vauvert
  • Parution : 1996, 1997
  • Nombre de pages : 495

Quatrième de couverture

Dans une rue de Londres, un soir ordinaire, Richard trouve une jeune fille au sol, blessée. Il la prend dans ses bras, elle est d’une légèreté surprenante. Le lendemain, tout dérape : sa fiancée le quitte, on ne le reconnaît pas, certains ne le voient même plus. Le monde à l’envers, en quelque sorte.

Car il semblerait que Londres est un envers, la « ville d’En Bas », une cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible pour le commun des mortels. Comme plus rien ne le retient « là-haut », Richard rejoint les profondeurs.

Mon avis

Richard se rend à un dîner très important en compagnie de sa fiancée Jessica qui espère entrer dans les faveurs de Monsieur Stockton. Mais sur le trottoir, il découvre une jeune fille blessée. Quand la jeune fille lui demande de ne surtout pas appeler un médecin mais de la mettre en sécurité et que Jessica lui demande immédiatement d’appeler une ambulance pour ne pas rater le dîner, Richard ne réfléchit même pas. Il prend dans ses bras la jeune fille et l’emmène chez lui, laissant une Jessica médusée.

Le lendemain, la jeune fille va mieux et repart. Mais rien ne va plus pour Richard à partir de ce moment : Jessica le quitte pour avoir gâché son dîner, ses amis ne le reconnaissent plus, et finalement, il devient complètement invisible pour tout le monde.

J’avais lu beaucoup de bons avis sur ce livre, c’est donc sans appréhension que j’ai commencé cette lecture. Mais rapidement, je me suis rendue compte que je n’étais pas aussi captivée que je pensais l’être…

La principale raison, c’est que Richard se trouve propulsé dans la Londres « d’En Bas » qu’il ne connaît pas et qu’il ne comprend pas. Et nous lecteurs, nous nous trouvons aussi impuissant que lui. Il réussit à retrouver la jeune fille blessée, nommée Porte, et la suit, sans réellement comprendre ni ce qu’elle cherche ni les règles de ce monde. Nous sommes donc obligés de suivre Porte comme un petit chien, pendant une grosse moitié du roman. Ce monde inventé par l’auteur est trop incompréhensible et trop différent pour qu’on puisse s’y accrocher avec si peu d’informations.

Seconde raison, l’intrigue. Elle est peu développée et pas très intéressante. Porte veut se venger de la mort de sa famille et elle est poursuivie par deux terribles assassins. C’est la seule chose qui se passe durant le roman. Il y a bien un peu de suspense quant à l’identité de l’employeur des deux assassins (et donc le véritable ennemi de Porte), Neil Gaiman s’amuse d’ailleurs à nous faire suspecter plusieurs personnes d’affilée, mais cette intrigue ne suffit pas à maintenir l’attention du lecteur pendant presque 500 pages.

Une petite remarque sur le nom des personnages. Porte s’appelle Porte parce qu’elle a le don d’ouvrir les portes. Quelle originalité, que de recherche pour ce nom ! Et devinez comment s’appelle son père : Lord Portico ! Et le nom de sa mère ? Portia ! A ce niveau, je suis bouche bée et je ne sais même plus quoi dire…

Parlons un peu des personnages. Richard d’abord. C’est un personnage un peu perdu à qui il arrive beaucoup de mésaventures. Il est exclu de la Londres « d’En Haut » et est contraint de suivre Porte s’il veut survivre à ce monde hostile. J’ai trouvé le personnage un peu passif, il n’essaie pas vraiment d’améliorer sa situation et ne prend que très peu d’initiative. C’est un personnage mou dans lequel je n’ai pas réussi à m’identifier.

Ensuite, Porte. Au départ, elle apparaissait comme une faible jeune fille qui demandait à être protégée. Mais au fur et à mesure, elle prend la place de meneuse du groupe et s’affirme.

Mes personnages préférés sont MM Vandemar et Croup, les deux assassins. M Croup semble être implicitement le chef de la petite bande. Il utilise d’un langage très obséquieux à mourir de rire, qui jure un peu avec les horreurs qu’il accomplit. M. Vandemar, quant à lui, est la brute pas très intelligente qui suit son compagnon. J’ai vraiment aimé ces personnages dont la personnalité était bien travaillée.

Un dernier mot sur le dénouement de l’intrigue : on a appris le nom du meurtrier de la famille de Porte assez tôt dans le roman, donc pas vraiment de découverte ou de retournement de situation dans ce final. Donc un dénouement un peu décevant qui nous laisse un peu sur notre faim.

En conclusion, le thème et le monde créé par l’auteur était original et intéressant et aurait pu donner cours à une histoire bien plus prenante que celle-ci si elle avait été développée autrement. Je suis un peu déçue par cette lecture.

Ma note : 6/10

Challenge « Livres VS Films 2012 »

En général, quand je vais au cinéma, j’ai une préférence pour les films adaptés à partir de livre, que j’ai déjà lu, ou que je vais m’empresser de lire juste après avoir vu le film !

Alors quand j’ai vu ce Challenge « Livres VS Films 2012 » proposé par Alily, je me suis tout de suite dit qu’il correspondait à mes attentes. Me voilà donc inscrite…

Le but est de faire découvrir des films adaptés ou inspirés (c’est selon) à partir de livre et d’écrire une chronique faisant une comparaison entre les deux.

Je vais essayer de tenir à jour une liste des chroniques déjà publiées dans le cadre de ce challenge. Il n’y a qu’à cliquer pour se rendre sur mon article !

29 février 2012 - CONNOLLY John    3 Commentaires

Le Livre des Choses Perdues – John CONNOLLY

  • Auteur : John CONNOLLY
  • Titre : Le Livre des Choses Perdues
  • Genre : Fantasy
  • Edition : L’Archipel
  • Parution : 2006
  • Nombre de pages : 346

Quatrième de couverture

Il était une fois – car c’est ainsi que toutes les histoires devraient débuter – un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère.

Une nuit, persuadé d’entendre sa mère l’appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire.

Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l’Europe, David entame un périple à la recherche d’un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d’autres desseins…

Pour lire un extrait, c’est ici

Mon avis

David, 12 ans, menait une vie heureuse avec sa mère et son père. Mais sa mère tombe très malade et meurt quelques années après. David est très malheureux depuis, mais son père ne semble pas beaucoup s’en apercevoir car il s’est remarié avec le médecin de sa mère et attend un nouvel enfant.

David ne parvient pas à trouver sa place dans cette nouvelle famille. Par contre, il la trouve parmi les livres qui lui parlent et lui racontent des histoires. Sa mère aussi adorait les livres. Un soir elle l’appelle. David se réveille et suit sa voix au fond du jardin creux et entre dans un autre monde, un monde qui pourrait appartenir à tous ces livres qu’il aime tant…

J’ai trouvé le personnage de David très touchant. Il est malheureux et il semble un peu dérangé au début du livre (il entend les livres parler, il a des visions, il fait des crises pendant lesquelles il perd connaissance…) ce qui renforce la compassion qu’on peut avoir à son égard. Mais rapidement, ce n’est plus un petit garçon, c’est un jeune homme courageux. Ce n’est plus de l’attendrissement qu’on éprouve à son égard, mais de l’admiration devant toutes les épreuves qui seront placées sur sa route et qu’il va surmonter pour devenir un homme.

David découvre au fond de son jardin un monde inconnu, un monde issu de tous les contes qu’il a lu et qu’il aimait. Mais dans ce monde, peu d’histoires se finissent bien.  C’est un monde où les habitants sont malheureux et vivent dans la misère, un monde où le roi n’a plus aucune emprise sur ses sujets, un monde où toutes les créatures cauchemardesques prennent vie. Ce monde inventé par l’auteur mérite largement son Grand Prix de l’Imaginaire !

Mes personnages préférés sont les sept nains ! Non seulement ils font tout pour mettre à la porte Blanche-Neige (en même temps, on les comprend quand on l’approche d’un peu plus près) et ils trouvent encore le temps de manifester pour l’oppression et travailleurs et la montée du capitalisme. Ils sont tout simplement à mourir de rire. Leur histoire est légère et amusante au milieu des autres qui sont beaucoup plus sombres et qui sont peuplées de morts.

Le personnage de l’Homme Biscornu est très intriguant. À certains moments, on se dit qu’il fait partie des « méchants » notamment lorsqu’il empêche David de retourner dans son monde, et à d’autres, on en doute, notamment quand il lui sauve plusieurs fois la vie à son insu. C’est un personnage qui sera difficile à cerner tout au long du livre et dont l’ambiguïté est très bien travaillée.

En conclusion, c’est une lecture très agréable, qui peut paraître un peu enfantine au début, mais qui se révèle très touchante et parfois très cruelle. C’est une lecture qui fait beaucoup réfléchir sur le sens de la vie et sur la corruption de l’homme.

Ma note : 8/10

26 février 2012 - MEAD Richelle    Aucun commentaire

Vampire Academy – Tome 1 : Sœurs de sang – Richelle MEAD

  • Auteur : Richelle MEAD
  • Titre : Sœurs de sang – Tome 1
  • Série : Vampire Academy (6 tomes actuellement)
  • Genre : Jeunesse
  • Edition : Castelmore
  • Parution : 2007
  • Nombre de pages : 314

Quatrième de couverture

Seule votre meilleure amie peut vous protéger de vos ennemis…

Saint-Vladimir est un lycée privé hors du commun : à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie.

Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, princesse Moroï.

Menacées au sein même de l’Academy, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours interdites, elles doivent rester sur leurs gardes : les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Moroï, pourraient bien faire de Lissa l’une d’entre eux pour l’éternité.

Pour lire un extrait, c’est par ici

Mon avis

Les quatrièmes de couverture sont toujours un peu mensongères. Donc non, il n’y a pas de rituels nocturnes inavouables (ou alors j’aurais été tellement prise par l’histoire que j’aurais sauté des pages pour avancer plus vite !) et non, personne ne s’en est pris à Lissa pour la transformer en Strigoï, ou alors pas dans ce tome-ci. Voici donc mon propre résumé.

Rose et Lissa sont en fuite. Mais au bout de deux ans, on les  retrouve et elles sont ramenées de force dans le lycée Saint-Vladimir, un établissement réservé à la formation des Moroï et à l’entrainement de leurs gardiens, les dhampirs. Rose est une dhampir et Lissa, sa meilleure amie, une princesse Moroï qu’elle a décidé de protéger depuis qu’elles sont toutes petites.

Elles avaient dû fuir car Lissa n’était plus en sécurité dans le lycée, malgré tous les gardiens dont il compte. Mais depuis leur retour, Lissa est de nouveau en danger : elle retrouve des animaux égorgés dans ses affaires, elle se sent observée… Une nouvelle fuite sera peut-être nécessaire.

Ca faisait longtemps que j’entendais parler très positivement de cette série et comme je connaissais déjà l’auteure avec la série Succubus, je me suis jetée les yeux fermés dans cette lecture.

Pour cette série, Richelle Mead a utilisé les vampires, mais pas les vampires classiques. D’un côté, on a les Moroï – les « bons » vampires – et de l’autre les Strigoï – les « mauvais » vampires – qui sont des Moroï devenus Strigoï après avoir tué un membre de leur propre espèce. Les dhampirs sont des êtres croisés entre un humain et un Moroï. Les dhampirs ont pour mission de protéger les Moroï contre les Strigoï en devenant leurs gardiens. Les Moroï ont des pouvoirs magiques : ils peuvent contrôler l’un des éléments. Au début de l’histoire, ce monde est difficile à comprendre car les informations sont données au compte-goutte, mais il est très bien construit et plus en on sait, plus on veut en savoir !

L’histoire est racontée à la première personne et nous sommes donc dans l’esprit de Rose. Cette jeune fille rebelle de dix-sept ans a un très fort caractère et une témérité impressionnante. Quiconque tenterait de s’en prendre à Lissa sait qu’il passera un mauvais quart d’heure quand Rose l’aura retrouvé.

Lissa, au contraire, est une jeune fille douce, presque timide et qui ne demande qu’à être protégée. On éprouve immédiatement de la compassion devant toutes les émotions et épreuves auxquelles elle doit faire face. Rose et Lissa ont des caractères tellement opposés qu’on se demande comment elles peuvent parvenir à s’entendre, mais leur amitié profonde est très touchante.

Un petit mot sur Dimitri,  gardien chargé de l’entrainement personnel de Rose pour qu’elle rattrape son retard par rapport aux autres élèves. Il est fort, inébranlable et Rose peut toujours s’appuyer et se confier à lui (quand elle n’est pas occupée à le contempler et à battre des cils…). Il semble toujours la pour résoudre les situations. Mais il est aussi là pour créer quelques problèmes à Rose, notamment quand il la surprend dans de fâcheuses situations (vous comprendrez en lisant !).

Concernant la fin de l’intrigue, je n’ai rien vu venir. Celui qu’on soupçonnait d’être le méchant est en fait le gentil et le gentil est en fait le méchant. Classique. Mais cette solution fonctionne très bien dans ce livre et nous surprend.

Donc en résumé, cette lecture est un coup de cœur pour moi, avec des personnages hauts en couleur et une intrigue qui se tient.

Ma note : 9/10.

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