23 mars 2012 - ARTHUR Keri    2 Commentaires

Riley Jenson – Tome 1 : Pleine Lune – Keri ARTHUR

  • Auteur : Keri ARTHUR
  • Titre : Pleine Lune – Tome 1
  • Série : Riley Jenson (9 tomes actuellement dont 6 en français)
  • Genre : Bit-Lit
  • Edition : Milady
  • Parution : 2006
  • Nombre de pages : 415

Quatrième de couverture

Riley Jenson est une créature rare : un hybride de vampire et de loup-garou. Avec son frère Rhoan, elle travaille à Melbourne pour une organisation chargée de faire respecter la loi parmi les êtres surnaturels et de protéger les humains. Si Rhoan est un gardien enthousiaste – autrement dit un assassin –, sa sœur, elle, se contente d’un poste administratif… jusqu’à ce que Rhoan disparaisse lors d’une mission.

Ca ne pouvait pas tomber plus mal : plus loup-garou que vampire, Riley est extrêmement lunatique et, la semaine avant la pleine lune, son besoin de s’accoupler devient irrépressible. Certes, elle a deux partenaires toujours prêts à la satisfaire, mais elle va devoir maîtriser ses pulsions si elle veut retrouver son frère !

Mon avis

Riley fait partie du Directoire des Espèces Alternatives, tout comme son frère jumeau Rohan. Tous deux partagent un secret : ils ne sont pas des loups-garous comme tout le monde le pense, mais des hybrides entre loups et vampires, croisements plutôt rares.

Un jour, Riley sent que son frère jumeau est en danger, grâce au lien qui réunit tous jumeaux. Le Directoire ne semble pas faire grand-chose pour prendre au sérieux ses inquiétudes. Elle décide donc de se lancer elle-même à la recherche de son frère. Mais elle se fait agresser à plusieurs reprises par des êtres étranges qui exhalent une odeur de pourriture et qui ont tous le même visage…

L’auteure reprend les mythes bien connus des vampires et des loups-garous, mais elle leur donne une originalité à chacun qui les différencie de tous ceux qu’on trouve dans les autres romans actuellement. Les vampires, ce sont des créatures en qui ont ne peut pas avoir confiance, qui se repaissent de sang humain et qui ont de très vagues notions d’hygiène (en gros, ils puent). Les loups-garous, quant à eux, sont dominés par leurs pulsions sexuelles durant la semaine qui précède la pleine lune (les autres semaines, on ne sait pas trop ce qu’ils font parce que toute l’histoire se déroule avant la pleine lune, mais j’ai l’impression que leurs activités ne varient pas tellement néanmoins). Donc des personnages plutôt originaux qui évoluent dans un monde où les humains sont au courant de leur existence.

Concernant l’intrigue, Riley se rend rapidement compte qu’elle a affaire à des clones, et ils semblent s’intéresser d’un peu trop près à elle. Elle va alors tenter d’en savoir plus sur la fabrication de ses clones. L’intrigue est donc plutôt intéressante avec un versant de science-fiction grâce au clonage. Toutefois, j’ai trouvé que l’intrigue traînait en longueur car Riley n’avance pas très rapidement dans son enquête. Il faut dire qu’elle a tendance à perdre sa petite culotte toutes les cinq pages (je me suis d’ailleurs demandé pourquoi elle ne restait pas nue en permanence, ça lui ferait gagner du temps !), ce qui ne fait pas forcément avancé les choses. Au passage, attention, ce livre s’adresse à des lecteurs avertis.

Concernant les personnages secondaires, ils sont nombreux, mais ne sont pas forcément très détaillés. Au final, on ne sait pas grand-chose sur Rohan qui est pourtant son frère. De même pour Jack son patron. Quinn a une personnalité un peu plus approfondie, mais pas encore assez à mon goût. Les personnages secondaires ont donc été un peu survolés et je trouve cela dommage, surtout qu’il s’agit du premier tome d’une série qui va reprendre ces personnages par la suite.

Un dernier mot sur le dénouement de l’histoire : en un mot, frustrant mais plaisant (je sais, ça fait trois mots…) ! Car on découvre une partie des responsables, mais pas tous ! L’auteure aurait pu en rester là, mais non ; elle ajoute que ce Big boss tout puissant est bien connu de Riley et qu’il est dans son entourage… Et Keri Arthur ose finir son premier tome sur cet horrible suspens ! J’adore et j’ai horreur de ce genre de fin ! Comment ne pas lire le tome 2 après cela ?

En conclusion, une lecture agréable avec une intrigue et un monde originaux malgré une petite défaillance sur les personnages un peu fades.

Ma note : 7,5/10

21 mars 2012 - Films et séries    Aucun commentaire

Sortie du film Hunger Games

J’espère que vous n’êtes pas sans savoir que Hunger Games, le film, sort aujourd’hui, 21 mars 2012 ! Pour ceux qui auraient (malencontreusement) oublié cette information terriblement importante ou pour ceux qui ne serait tout simplement pas du tout au courant (ça existe ?), l’erreur est désormais réparée.

Au lieu d’un petit résumé insipide et qui ne fait parfois pas très envie à lire, voici la bande-annonce (et en français en plus). Bon j’avoue, elle n’explique pas du tout l’histoire et on n’apprend pas grand-chose mais bon… la musique est entraînante et les décors sont jolis !

Concernant ma petite personne, je compte aller le voir très prochainement. Je ne sais pas encore quand, mais dès que ça sera fait, je posterai sans faute un petit article sur le blog !

L’extrait qui fait envie [2]

 

Inspiré du Teaser Tuesdays de MizB, Lady K. de L’antre des Livres nous propose un rendez-vous hebdomadaire : L’extrait qui fait envie. Le principe est de poster environ toutes les semaines un court extrait tiré de votre lecture actuelle ou d’un livre déjà lu que vous souhaitez faire découvrir…

Aujourd’hui, j’ai choisi un extrait de Neverwhere de Neil GAIMAN. Pourquoi cet extrait ? Parce que j’ai beaucoup aimé les personnages de MM. Croup et Vandemar, deux assassins par toujours très dégourdis, mais toujours très polis ! Leur langage est très drôle car pas vraiment à sa place quand on le compare aux atrocités qu’ils commettent. Pour situer cet extrait, M. Croup répond au téléphone, son interlocuteur étant leur mystérieux employeur…

« « Croup et Vandemar, annonça-t-il d’une voix suave. Maison de Tradition. Obstacles oblitérés, nuisances éradiquées, amputation de membre gênants et dentisteries à l’ancienne. »
A l’autre bout du fil, son interlocuteur prononça quelques mots. M. Croup frémit. […]
« Oh. Oui, Monsieur. Oui, bien sûr. Et permettez-moi de vous dire combien ce colloque téléphonique ensoleille et égaie une journée jusqu’ici sinistre et terne pour nous ». Nouvelle pause. « Mais, bien entendu : j’arrête de vous flagornez de façon obséquieuse. Avec plaisir. »

Neil GAIMAN – Neverwhere

18 mars 2012 - MEYER Stephenie    4 Commentaires

La Saga du Désir Interdit – Tome 4 : Révélation – Stephenie MEYER

  • Auteur : Stephenie MEYER
  • Titre : Révélation – Tome 4
  • Série : Saga du désir interdit (4 tomes)
  • Genre : Jeunesse
  • Edition : Black Moon
  • Parution : 2008
  • Nombre de pages : 760

Quatrième de couverture

« N’aie pas peur, murmurai-je. Nous sommes faits l’un pour l’autre. »
L’instant était si parfait, si juste, qu’il était impossible d’en douter.
Ses bras se refermèrent autour de moi, me pressant contre lui…
« À jamais », renchérit-il.

Bella a fait son choix, et plus rien ne semble pouvoir l’empêcher de vivre ses rêves. Mais si ce choix s’avérait bien plus dangereux qu’il n’y paraît ? Et si Bella risquait d’y perdre la vie ?

Mon avis

Edward avait promis de transformer Bella en vampire si celle-ci acceptait de se marier auparavant. Bella et Edward se marient donc à Forks, auprès de tous leurs amis. Puis ils partent en lune de miel sur une île de l’Atlantique.

Mais leur séjour ne se passe pas tout-à-fait comme prévu. En effet, Bella se retrouve enceinte, pourtant tout le monde sait que les vampires sont stériles ! Face à ce constat, de nombreuses questions se posent : faut-il garder ce bébé ou faut-il l’éliminer avant qu’il ne tue Bella car le bébé vampire est beaucoup trop fort pour sa faible mère encore humaine ? Les loups-garous, eux, on un avis très arrêté : il faut éliminer cette menace qui sera incontrôlable lorsqu’elle naîtra.

Un petit mot sur le titre de la série : « la saga du désir interdit ». Vous ne saviez probablement pas que la série s’appelait comme cela, moi non plus avant de tomber par hasard sur cette information sur le net !

J’avais déjà lu les quatre tomes il y a quelques années, peu après avoir vu l’adaptation du premier tome au cinéma. J’aime beaucoup relire les livres avant ou après avoir vu le film pour remarquer les différences, ce qui est bien adapté, les éléments que je n’avais pas imaginés de cette manière… bref, la première partie de Breaking dawn étant sortie il y a peu, je me devais de relire ce tome.

Ce tome présente une nouveauté par rapport aux trois précédents. En effet, seule Bella était narratrice jusqu’ici. Or ce tome est divisé en trois parties, dont la deuxième, intitulée Jacob, est narrée du point de vue de ce dernier. J’ai beaucoup aimé ce changement de narrateur car il nous permet de mieux comprendre les pensées et dilemmes auxquels Jacob est confronté. Ce changement se voyait aussi dans la mise en page puisque les titres de chapitre étaient différents et plus longs que les précédents pour refléter les pensées de Jacob. Toutefois, je n’ai pas compris pourquoi Jacob et non Edward ? Après tout, c’est lui le second personnage le plus important et il aurait été tout intéressants de connaître à lui aussi les pensées. Mais bon, Jacob, c’est très bien aussi (vive la team Jacob au passage !).

Concernant l’intrigue, elle est plutôt bonne. Les personnages se retrouvent à plusieurs reprises dans des situations assez compliquées et on se demande comment ils vont s’en sortir. Mais pour autant, les dénouements sont assez bien travaillés et on n’a pas l’impression que l’auteure a donné un coup de baguette magique pour que « tout est bien qui finit bien ». Je pense par exemple au triangle amoureux impossible entre Bella, Edward et Jacob. Ce dernier finit par trouver la solution à son avenir qui aurait pu paraître sombre sans Bella.

Un détail m’a toutefois perturbée. Quand Bella devient enfin vampire, elle n’a que quelques jours mais elle se maîtrise pleinement et ne ressent pas le besoin de tuer des humains, alors que durant les trois tomes précédents, Edward a passé son temps à éviter de la tuer ! Carliste émet l’idée que la maîtrise de soi de Bella serait liée à sa préparation pour devenir vampire. Moi j’ai trouvé que c’était un peu fort de café. Sa transformation devient presque irréelle car ce n’est pas du tout ce à quoi on s’attendait. Mais c’est le seul point négatif de ce tome pour moi !

Ma note : 8/10

J’ai mis la note de 8/10, cependant, je pense que si on m’avait demandé de noter le livre juste après ma première lecture, j’aurais mis plus. La raison : bien que le récit soit passionnant, on arrive à s’en lasser car on n’en parle partout (notamment avec les films) et l’histoire devient banale, trop connue. Je n’ai pas autant ressenti à cette seconde lecture l’engouement que j’avais ressenti à la première.

L’extrait qui fait envie [1]

Inspiré du Teaser Tuesdays de MizB, Lady K. de L’antre des Livres nous propose un rendez-vous hebdomadaire : L’extrait qui fait envie. Le principe est de poster environ toutes les semaines un court extrait tiré de votre lecture actuelle ou d’un livre déjà lu que vous souhaitez faire découvrir…

Pour ce premier post de L’Extrait qui fait envie, j’ai choisi un passage de John CONNOLLY dans Le Livre des Choses Perdues. Pour situer brièvement le contexte, David rencontre Blanche-Neige et les sept nains, mais ils ne sont pas tout à fait comme dans le conte de Walt Disney… Pourquoi cet extrait ? Parce qu’il est vraiment très drôle et parce que c’est l’une des seule rencontre positive que fait David dans ce monde noir.

« – Nous l’avons étendue sur une dalle, entourée de fleurs et de petits lapins blancs en larmes, les flonflons habituels, quoi. Tout à coup, voilà qu’arrive ce satané prince qui se met à l’embrasser. […] Je me demande à quoi il jouait, à vadrouiller dans la forêt et à embrasser au hasard les femmes endormies…
– Un pervers, oui, éructa le Camarade n° 3. Du gibier de potence !
– Bref il débarque sur son canasson blanc comme un gros couvre-théière parfumé, va se mêler d’affaires qui ne le regardent pas et, une fraction de secondes plus tard, Blanche-Neige se réveille. Et alors là… ooouh, elle était de sale humeur ! »

John CONNOLLY – Le Livre des Choses Perdues – page 138

Miss Charity – Marie-Aude MURAIL

  • Auteur : Marie-Aude MURAIL
  • Titre : Miss Charity
  • Genre : Jeunesse
  • Edition : l’école des loisirs
  • Parution : 2008
  • Nombre de pages : 563

Quatrième de couverture

Charity est une fille.

Une petite fille.

Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles, d’échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde.

Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l’église, à la rigueur. Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites sœurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison, en compagnie de Tabitha, sa bonne. Pour ne pas devenir folle d’ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l’espoir qu’un jour quelque chose va lui arriver…

Mon avis

Charity mène une vie ennuyante à mourir entre sa mère qui la contraint à se conduire comme une petite fille de bonne famille devrait se conduite, son père qui, pourrait-on croire, est muet puisqu’il ne lui adresse quasiment jamais la parole et une bonne un peu rabat-joie qui se plaît à lui raconter le soir des histoires qui finissent toujours mal. Tout ce qu’elle veut c’est du changement !

Un jour, elle va attraper une souris, elle va lui trouver une boîte et l’élever. Petit à petit sa ménagerie va grandir avec un lapin, un hérisson, des crapauds, des poussins, des canards…, malgré la désapprobation de sa mère. Elle va également s’intéresser aux sciences et à l’aquarelle. Mais arrivera-t-elle à échapper à ce cocon familial étouffant et à mener jusqu’à terme ses passions et ses ambitions ?

D’abord pourquoi cette lecture ? Parce que j’ai beaucoup entendu parler de Marie-Aude MURAIL, et je me suis rendue compte – honte à moi ! – que je n’avais jamais lu de livre de cette auteure. Désormais, c’est une erreur réparée !

A présent, ce que j’en ai pensé. L’histoire est celle d’une jeune fille qu’on suit de l’âge d’une dizaine d’années jusqu’à ses 25 ans. J’ai beaucoup aimé l’évolution de ses activités et centres d’intérêt, l’évolution de ses idées et ambitions, l’évolution de ses convictions concernant le statut de la femme.

Car oui, Miss Charity n’est pas une jeune femme comme les autres. C’est une jeune femme très en avance sur son temps. Elle a beaucoup de curiosité pour les sciences qu’elle va étudiées surtout dans son enfance – en observant des moisissures au microscope, pas très ragoûtant ! – alors que classiquement, cette discipline est réservée aux hommes. Elle va ensuite vouloir devenir femme de lettres – au grand dam de sa mère, qui pense qu’une femme ne doit pas gagner de l’argent et qui de toute manière s’oppose à tout ce que fait Charity ! Elle va également s’indigner contre le mariage arrangé de jeunes filles avec des hommes plus vieux qu’elles seulement dans un but financier et d’élévation dans la société. Elle-même ne sait pas si elle veut se marier, elle ne veut pas d’un mariage arrangé, mais le fait de devenir vieille fille en tricotant des chaussons jusqu’à la fin de ses jours l’effraie une peu. En gros, tout la révolte. Et cela lui donne une personnalité intéressante car elle est très timide, mais on sent au fond d’elle que si elle ne l’était pas, les choses se passeraient autrement.

Les autres personnages ont également une personnalité très travaillée et très intéressante. J’ai beaucoup aimé Tabitha, la bonne de Charity. Elle est censée l’empêcher de faire trop de bêtises, mais elle aide plutôt Charity à les cacher à sa mère. Rapidement, la bonne va devenir étrange, effrayante : elle n’a plus toute sa tête et se prend pour une autre bonne incendiaire, Miss Finch, qu’elle a connue dans sa jeunesse. Charity sera conscience de la folie de sa bonne, mais elle n’en parlera pas pour l’aider du mieux qu’elle peut. Car oui, Charity a le cœur sur la main, elle veut toujours aidé tout le monde.

Elle va beaucoup aider Kenneth Ashley également. C’est un jeune homme qui habitait à proximité de sa maison de vacances lorsqu’elle était enfant. Kenneth va devenir comédien – ce qui est à cette époque le dernier des outrages qu’on peut faire à une famille de la bonne société. Il va bientôt mener une vie de débauche. Malgré le fossé entre le jeune homme et Charity, ils vont toujours s’entraider.

En conclusion, c’est une histoire de vie très enrichissante et très agréable à suivre. Pour moi, c’est une bonne lecture.

Ma note : 8/10

6 mars 2012 - GAIMAN Neil    Aucun commentaire

Neverwhere – Neil GAIMAN

  • Auteur : Neil GAIMAN
  • Titre : Neverwhere
  • Genre : Fantastique
  • Edition : Au diable vauvert
  • Parution : 1996, 1997
  • Nombre de pages : 495

Quatrième de couverture

Dans une rue de Londres, un soir ordinaire, Richard trouve une jeune fille au sol, blessée. Il la prend dans ses bras, elle est d’une légèreté surprenante. Le lendemain, tout dérape : sa fiancée le quitte, on ne le reconnaît pas, certains ne le voient même plus. Le monde à l’envers, en quelque sorte.

Car il semblerait que Londres est un envers, la « ville d’En Bas », une cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible pour le commun des mortels. Comme plus rien ne le retient « là-haut », Richard rejoint les profondeurs.

Mon avis

Richard se rend à un dîner très important en compagnie de sa fiancée Jessica qui espère entrer dans les faveurs de Monsieur Stockton. Mais sur le trottoir, il découvre une jeune fille blessée. Quand la jeune fille lui demande de ne surtout pas appeler un médecin mais de la mettre en sécurité et que Jessica lui demande immédiatement d’appeler une ambulance pour ne pas rater le dîner, Richard ne réfléchit même pas. Il prend dans ses bras la jeune fille et l’emmène chez lui, laissant une Jessica médusée.

Le lendemain, la jeune fille va mieux et repart. Mais rien ne va plus pour Richard à partir de ce moment : Jessica le quitte pour avoir gâché son dîner, ses amis ne le reconnaissent plus, et finalement, il devient complètement invisible pour tout le monde.

J’avais lu beaucoup de bons avis sur ce livre, c’est donc sans appréhension que j’ai commencé cette lecture. Mais rapidement, je me suis rendue compte que je n’étais pas aussi captivée que je pensais l’être…

La principale raison, c’est que Richard se trouve propulsé dans la Londres « d’En Bas » qu’il ne connaît pas et qu’il ne comprend pas. Et nous lecteurs, nous nous trouvons aussi impuissant que lui. Il réussit à retrouver la jeune fille blessée, nommée Porte, et la suit, sans réellement comprendre ni ce qu’elle cherche ni les règles de ce monde. Nous sommes donc obligés de suivre Porte comme un petit chien, pendant une grosse moitié du roman. Ce monde inventé par l’auteur est trop incompréhensible et trop différent pour qu’on puisse s’y accrocher avec si peu d’informations.

Seconde raison, l’intrigue. Elle est peu développée et pas très intéressante. Porte veut se venger de la mort de sa famille et elle est poursuivie par deux terribles assassins. C’est la seule chose qui se passe durant le roman. Il y a bien un peu de suspense quant à l’identité de l’employeur des deux assassins (et donc le véritable ennemi de Porte), Neil Gaiman s’amuse d’ailleurs à nous faire suspecter plusieurs personnes d’affilée, mais cette intrigue ne suffit pas à maintenir l’attention du lecteur pendant presque 500 pages.

Une petite remarque sur le nom des personnages. Porte s’appelle Porte parce qu’elle a le don d’ouvrir les portes. Quelle originalité, que de recherche pour ce nom ! Et devinez comment s’appelle son père : Lord Portico ! Et le nom de sa mère ? Portia ! A ce niveau, je suis bouche bée et je ne sais même plus quoi dire…

Parlons un peu des personnages. Richard d’abord. C’est un personnage un peu perdu à qui il arrive beaucoup de mésaventures. Il est exclu de la Londres « d’En Haut » et est contraint de suivre Porte s’il veut survivre à ce monde hostile. J’ai trouvé le personnage un peu passif, il n’essaie pas vraiment d’améliorer sa situation et ne prend que très peu d’initiative. C’est un personnage mou dans lequel je n’ai pas réussi à m’identifier.

Ensuite, Porte. Au départ, elle apparaissait comme une faible jeune fille qui demandait à être protégée. Mais au fur et à mesure, elle prend la place de meneuse du groupe et s’affirme.

Mes personnages préférés sont MM Vandemar et Croup, les deux assassins. M Croup semble être implicitement le chef de la petite bande. Il utilise d’un langage très obséquieux à mourir de rire, qui jure un peu avec les horreurs qu’il accomplit. M. Vandemar, quant à lui, est la brute pas très intelligente qui suit son compagnon. J’ai vraiment aimé ces personnages dont la personnalité était bien travaillée.

Un dernier mot sur le dénouement de l’intrigue : on a appris le nom du meurtrier de la famille de Porte assez tôt dans le roman, donc pas vraiment de découverte ou de retournement de situation dans ce final. Donc un dénouement un peu décevant qui nous laisse un peu sur notre faim.

En conclusion, le thème et le monde créé par l’auteur était original et intéressant et aurait pu donner cours à une histoire bien plus prenante que celle-ci si elle avait été développée autrement. Je suis un peu déçue par cette lecture.

Ma note : 6/10

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